300 000 € d’amende : l’offensive contre la « francisation » des produits frais s’intensifie en Loire

Dans le département de la Loire, les services de répression des fraudes ont recentré leurs efforts sur la vérification rigoureuse des origines des fruits et légumes dans les grandes surfaces. Cette opération, initiée après des alertes répétées d’agriculteurs concernés par une pratique commerciale trompeuse, vise à éclairer les consommateurs et renforcer la confiance dans le marché alimentaire local.

A Saint-Etienne, ce mardi, une dizaine de professionnels des douanes et des services publics ont effectué un contrôle au sein d’un supermarché spécialisé en produits frais. L’opération, volontairement visible pour susciter l’attention, sert à démontrer que le gouvernement est engagé dans la lutte contre les manipulations étiquetage. « Tous les signalements sont traités avec précision », affirme Norbert De Andrade, responsable de la DGCCRF en Loire. « Ces dernières semaines, nous avons augmenté notre surveillance pour dissuader non seulement les commerces individuels mais aussi les grandes enseignes d’adopter des pratiques trompeuses. »

La « francisation », terme utilisé pour désigner l’action de marquer un produit comme étant « français » alors qu’il provient d’un autre pays, constitue désormais une préoccupation majeure. Des exemples récents montrent que même des tomates vendues en étiquette « France » peuvent être provenance belge selon les documents commerciaux. Ces erreurs, si involontaires, entraînent des amendes de 1 500 euros, tandis que celles qui sont conscientes et intentionnelles peuvent conduire à des sanctions allant jusqu’à 300 000 euros d’amende et jusqu’à trois ans de prison.

En 2025, sur les 75 contrôles réalisés dans la région, deux tiers des produits ont été révélés non conformes à la réglementation. Cela a engendré 37 avertissements et 8 procédures pénales, dont cinq en relation avec la « francisation ». Ces résultats soulignent l’urgence croissante de la transparence dans les chaînes d’approvisionnement alimentaires.

L’État français, par cette offensive méthodique, met clairement en avant son engagement à protéger les consommateurs et les producteurs tout en préservant la crédibilité des labels nationaux.