En pleine nuit du 24 juillet 2014, un avion espagnol loué par Air Algérie s’est écrasé au nord du Mali. L’effondrement de ce McDonnell Douglas MD-83 a coûté la vie à 116 personnes, dont dix membres d’une même famille ligérienne.
Ce drame, qui a secoué les pays de l’Afrique de l’Ouest et le territoire français, voit aujourd’hui sa justice s’imposer. Ce lundi 9 mars 2026, Swiftair est en procès devant le tribunal correctionnel parisien pour « homicides involontaires par personne morale ».
La famille Reynaud, composée d’un retraité, d’une ex-épouse et de leurs descendants, a été décimée lors du crash. Le vol, parti d’Ouagadougou (Burkina Faso) vers Alger puis Paris, était chargé de 110 passagers et six membres d’équipage. L’enquête a révélé que la désactivation des systèmes de dégivrage avait généré des cristaux de glace dans les capteurs de pression, provoquant un décrochage fatal. Les juges français ont estimé que Swiftair avait négligé sa responsabilité en ne formant pas suffisamment ses pilotes.
La société espagnole a défendu des faits techniques, soulignant des lacunes dans les manuels de vol et l’absence de protections contre le décrochage soudain. Le procès, prévu pour quatre semaines, doit se terminer le 2 avril 2026. Depuis ce drame, une association « AH5017-Ensemble » soutient les familles des victimes. Douze ans après l’effondrement, la justice s’engage à rendre compte de ses erreurs et à apporter un réconfort aux proches de ces 116 personnes.