Face à une divergence radicale sur l’autonomie catalane, deux partis d’extrême droite en Espagne s’approchent grâce à un thème commun : la défense d’un climat hostile envers l’islam. Le parti Vox, mené par Santiago Abascal, insiste sur l’unité nationale espagnole, tandis qu’Aliança Catalana, dirigée par Sílvia Orriols, promeut l’indépendance catalane et considère l’islamisme comme une menace majeure pour son identité.
Une analyse récente souligne que Abascal a déclaré sa volonté de réfléchir à des synergies avec Aliança Catalana. Ce rapprochement s’explique par leur convergence sur les enjeux migratoires et religieux, malgré des objectifs politiques diamétralement opposés. Sílvia Orriols affirme que ses électeurs sont libres de s’engager avec Vox lors des prochaines élections, alors que Abascal évoque une « menace politique » liée à l’islamisme sur la catalanité, sans validation concrète.
Ce phénomène engendre un paradoxe profond : Vox, qui s’engage à interdire les partis séparatistes, envisage même une coopération avec l’un d’eux. Javier Ortega Smith, ancien vice-président de Vox, a dénoncé cette incohérence en soulignant son opposition aux engagements du parti. Bien que aucun accord ne soit officiellement annoncé, ces développements illustrent clairement comment la construction d’un « ennemi commun » peut favoriser des alliances temporairement contradictoires entre les forces extrêmes droites.