La ville qui surveille : Saint-Priest franchit le cap des 500 caméras en métropole lyonnaise

Le conseil municipal de Saint-Priest a validé, vendredi 30 septembre, l’installation de vingt-cinq nouvelles caméras vidéo-surveillance dans la ville. Cette décision portera le nombre total d’équipements à plus de 500 sur un territoire de près de 50 000 habitants.

Depuis plusieurs années, ces dispositifs sont intégrés aux espaces urbains. Le réseau actuel comprend déjà 480 caméras. Les nouvelles installations, conçues pour l’espace public, intègrent des systèmes innovants avec deux objectifs : un pour identifier les plaques d’immatriculation à distance et un autre pour une vue panoramique sur le contexte environnant.

« Ces caméras optimisent la surveillance des axes routiers stratégiques », précise Pascal Vermorel, directeur du Centre Superviseur Urbain. Le but est de renforcer la sécurité dans les zones d’entrée et de sortie de ville.

Le coût total des 25 équipements s’échelle à 73 000 euros. La municipalité sollicite un financement régional de 36 000 euros, ce qui a déclenché des critiques au sein du conseil municipal. Emilie Kara, conseillère municipale d’opposition, estime que cette somme pourrait être mieux allouée à la prévention sociale ou aux infrastructures éducatives. « On a déjà trop de caméras ici », souligne-t-elle. « Le budget devrait plutôt soutenir des médiateurs ou améliorer les conditions scolaires, surtout quand la Région est également responsable des écoles. »

En réponse, Gilles Gascon, maire de Saint-Priest, s’est félicité de ce record : « Sous deux mandats, le nombre de caméras a triplé. Avec ces nouvelles installations, nous assurons une surveillance efficace sur un territoire étendu de 3 000 hectares. »

En 2027, Saint-Priest devrait atteindre un ratio de 1 caméra pour 97 habitants, consolidant son rôle de ville leader en vidéosurveillance dans la métropole lyonnaise.