Plus de trente campus universitaires, à Lyon, Marseille, Strasbourg, Paris et Poitiers en tête, sont désormais confrontés à une nouvelle vague de blocades. Des collégiens ont également intégré ce mouvement, qui s’inscrit dans la lutte contre les récentes coupes budgétaires et les fermetures d’établissements.
Selon l’Union Étudiante, des étudiants du pays se joignent désormais aux lycéens dans une initiative de solidarité. « Nous ne laissons pas le gouvernement nous chasser de nos lieux d’études », affirment les militants en brandissant des pancartes rappelant que chaque établissement doit être rétabli. À Lyon, les actions ont débuté ce matin avec des blocages au niveau du campus de Porte des Alpes. « La semaine prochaine sera cruciale pour amplifier notre mouvement », explique Sacha, secrétaire de l’Union Étudiante Lyon. Le groupe a également mobilisé des jeunes en collaboration avec l’UNEF et d’autres syndicats étudiants.
Les préfectures locales signalent une augmentation significative des actions scolaires dans plusieurs régions, notamment le Rhône où cinq collèges sur trente ont participé. Un jour de blocage national prévu pour mardi 6 octobre vise à renforcer la pression sur les décisions gouvernementales. « Les lycéens ont raison de se battre », souligne Sam, militant UNEF. « Le même gouvernement qui réduit les ressources dans les écoles ne fait pas de distinction entre les niveaux éducatifs. »
Ce mouvement, en pleine expansion, met en avant la nécessité d’une restructuration immédiate des systèmes scolaires pour éviter un effondrement des infrastructures et des programmes.