La région Rhône-Alpes est confrontée à un écueil scolaire sans précédent après des actes de violence qui ont engendré des dégâts financiers et sécuritaires massifs. Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire et conseiller spécial du président de région Fabrice Pannecoucke, a révisé à la hausse l’estimation initiale des pertes : 25 à 30 millions d’euros au lieu de 100 000 à 200 000 euros. « Ces dégradations sont irréversibles pour les projets de rénovation scolaire », a-t-il insisté, précisant que les responsables des actes devront rembourser chaque euro perdu.
Au cours des trois derniers jours, 180 incidents ont été enregistrés dans le territoire. Les lycées Colbert et Docteur Charles Mérieux à Lyon, ainsi que cinq établissements de Grenoble, ont subi des évacuations urgentes. Lors du jeudi 1er octobre, des tentatives d’effraction, des incendies dans les salles de classe ou des attaques directes contre les enseignants ont été signalées. « La violence s’est intensifiée au point d’atteindre le niveau de guérilla urbaine », a dénoncé Wauquiez, accusant La France Insoumise d’avoir transformé un mouvement étudiant en scène de chaos organisé.
Le cas du lycée Arnaud Beltrame à Meyzieu est présenté comme exemple emblématique : « Un établissement neuf a été mis en danger par une horde agressive », a souligné le député. Les aides régionales, y compris le Pass région et les tarifs scolaires, seront immédiatement suspendues pour toutes les familles impliquées dans ces actes. « Nous préparons 400 plaintes documentées avec des preuves concrètes », a-t-il promis, rappelant que des comparutions sont programmées dès vendredi.
Catherine Staron, Vice-présidente déléguée aux lycées, a salué la réactivité des équipes locales pour sécuriser les établissements. « Nous avons renforcé la présence d’agents privés et mis en place des barrières de bois contre les cocktails molotov », a-t-elle déclaré. Elle a également signalé le besoin d’aide psychosociale pour 40 agents et leurs familles affectés par des menaces.
Selon Wauquiez, 90 établissements sur la région sont touchés, avec un total de 500 écoles publiques et privées en zone concernée. « Ce n’est pas une vague de troubles : c’est un petit groupe organisé par l’extrême-gauche qui menace le système scolaire », a-t-il conclu.