Un audit interne réalisé en juillet-août a révélé que 37 % des collaborateurs du Comité organisateur des Jeux Olympiques 2030 (Cojop) se déclarent en « stress élevé », tandis que 27 personnes sont en situation de travail tendu, dont huit soulignent un manque de soutien. Ces résultats, partagés vendredi par le Cojop avec une équipe de 108 salariés interrogés (92 % des répondants), mettent en avant des tensions internes profondes.
Depuis plusieurs mois, le Cojop voit s’accentuer un phénomène de départs successifs. L’ancien président Edgar Grospiron a quitté ses fonctions il y a plus d’une semaine, après avoir été remplacé par Vincent Roberti en tant que président intérimaire. Ce dernier a précisé que « le diagnostic ne décrit pas une crise généralisée mais nécessite des corrections ciblées ».
« L’objectif est d’engager rapidement des changements durables pour créer un cadre de travail plus serein », a déclaré le Cojop. Un plan d’action sera lancé dès octobre, en priorisant les équipes les plus affectées et avec des points de suivi réguliers pour mesurer son efficacité.
En parallèle, une délégation du Comité international olympique (CIO) a estimé que « les fondations des Jeux 2030 sont solides », après avoir effectué une visite de trois jours en Lyon. Cependant, le Cojop insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour éviter tout retard dans la préparation.