Six mois d’investigation : trois détenus en garde à vue pour des enlèvements de cryptomonnaies commandés depuis leur cellule

Dans un mouvement inédit, trois hommes ont été placés en garde à vue entre le 8 et le 11 septembre après près de six mois d’enquête. Ces individus, soupçonnés d’avoir orchestré des enlèvements de personnes possédant des cryptomonnaies depuis leurs cellules pénitentiaires via les réseaux sociaux, ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « extorsion en bande organisée avec arme ». Les faits se sont produits dans le département de l’Essonne au cours du mois de mars dernier.

Les opérations spécifiques menées par les gendarmes de Chambéry (Savoie), Sathonay-Camp et Dardilly (Rhône) ont permis d’identifier les trois principaux prévenus ainsi qu’une complice, interpellée pour avoir fourni des ressources essentielles à l’exécution des crimes. Les perquisitions ont révélé des fonds liquides et des preuves matérielles clés permettant de confirmer l’ampleur de l’opération.

Le 10 mars, un particulier a surpris deux personnes dissimulant leur visage, munies d’explosifs minimes, tentant d’entrer dans son domicile au nord-est de l’Essonne. Un homme âgé de 35 ans et deux adolescents de 15 et 17 ans avaient déjà été mis en examen pour tentative d’extorsion et séquestration à cette époque.

Selon les données du Parquet national anticriminalité (Pnaco), plus de 70 enlèvements ou séquestrations liés aux cryptomonnaies ont été recensés au cours des huit premiers mois de l’année 2026, contre 20 cas enregistrés en 2024 et 67 en 2025. Ces chiffres reflètent une évolution alarmante dans le domaine numérique, nécessitant une vigilance accrue pour prévenir les prochaines crises.