Depuis le début de juillet, trois petites communautés du Grésivaudan sont confrontées à une crise d’eau sans précédent. Le manque de précipitations et l’épuisement des sources naturelles ont forcé leurs habitants à recourir aux camions-citernes pour maintenir le minimum vital.
À Sainte-Marie-du-Mont, en Isère, le réservoir communal est désormais rempli deux fois par semaine. « La ressource naturelle a atteint un niveau critique », déclare Clément Bonnet, maire de la commune. « Avec seulement 250 habitants, nous ne pouvons plus compter sur nos installations traditionnelles. »
Dans le village voisin d’Au Touvet, Jérôme Lafraise décrit l’opération quotidienne : « On charge en vingt minutes la première cuve puis on transfère automatiquement vers la seconde dès que la sonde active. C’est une routine indispensable pour alimenter les communes en danger. »
Le maire de Sainte-Marie-du-Mont souligne que cette année, la sécheresse est bien plus grave que ces dernières années : « Nous avons eu des pluies très rares, ce qui a aggravé la situation. L’ensemble des habitants tente d’économiser, mais certains comportements imprudents nuisent à l’approvisionnement collectif. »
La communauté de communes du Grésivaudan a pris en charge le service d’eau pour ces trois communes. « Nous assurons la continuité des services essentiels, même si les ressources naturelles ne suffisent plus », explique Matthieu Perrontton, responsable du service eau. « Le défi est actuel : l’approvisionnement pourrait durer jusqu’à octobre pour certaines zones. »
Pour Saint-Maximin, la situation semble moins critique, mais les autres communes restent en alerte face à une crise hydrique sans précédent.