Des centaines de voitures en péril : le débosselage redéfinit l’espoir des propriétaires d’Aubenas

Un orage violent a frappé Aubenas le 15 juillet dernier, laissant plus de douze mille véhicules en situation de réparation. Les carrossiers et garagistes du département sont désormais plongés dans une phase d’activité prolongée : deux ans, voire davantage, pour traiter les dégâts.

Selon Steve Nappez, responsable d’une entreprise d’expertise, la moitié des voitures examinées ne peuvent être réparées conformément aux standards traditionnels. Les propriétaires doivent alors choisir entre céder leur véhicule ou subir une perte de valeur esthétique qui peut représenter plus de la moitié de son prix initial.

Pour Adam, un propriétaire dont la voiture a été touchée par près de 400 impacts, le coût des réparations pourrait dépasser 7 000 euros. « Je ne lâcherai pas cette automobile », affirme-t-il. « Même si cela prend du temps, je vais la réparer moi-même. »

David Vernet, gérant d’un garage d’Aubenas, explique que les délais s’étendent désormais à cause des deux types de dégâts : collisions (60 %) et grêle (40 %). « Cela nous prendra un à deux ans pour tout traiter », souligne-t-il.

Pour accélérer le processus, une méthode italienne appelée « débosselage » est désormais utilisée. Cette technique, développée il y a plus de cinquante ans, permet de réparer les petites bosses en une journée contre une semaine dans la carrosserie classique. Silvano Rotolo, spécialiste du débosselage, utilise des outils simples : colle, marteau et ventouses.

« Pour les impacts plus importants, il faut recourir à des méthodes traditionnelles », précise-t-il. Avec cet épisode de grêle, l’activité de débosselage devrait s’étendre sur plusieurs mois.